samedi 7 mars 2015

Une fille qui court

Une fille qui court - Courses et semi-marathon pour femmesUne fille qui court, c'est une fille énergique, une dynamo de projets et d'idées. Et le plus beau dans tout ça, c'est qu'elle réalise ses projets. 

Un drôle de concours de circonstances m'a amené à rencontrer l'automne dernier Une fille qui court aka Nathalie Sanfaçon. Le centre de loisirs que fréquente mon Petit Loup éprouvant des difficultés financières, j'ai communiqué avec elle car je savais qu'elle organisait une course. Je savais aussi que l'an passé, une partie des profits avait été remis à une bonne cause. Je voulais lui présenter ma cause. 

Elle m'a alors expliqué son cheminement vers une Fille qui court. Sa participation à un demi-marathon de San Fransisco avec Team in training. Son trip de reproduire une course de filles à Trois-Rivières. L'organisation et les partenariats qu'elle a mis en place avec son conjoint. Quelle belle histoire! Quelle belle rencontre! Si vous aviez vu ces yeux bleus qui pétillaient, c'est vraiment la motivation en personne cette fille qui court.

L'an passé, 900 femmes se sont rassemblées à Trois-Rivières pour participer à la première édition de cet événement. Cette année, la course se tient dimanche le 10 mai...oui, oui, ce sera aussi la fêtes des mères! L'organisation ajoute un 21.1 k dans la ville de Trois-Rivières. On peut donc s'attendre à que le nombre d'inscriptions augmente. D'ailleurs, plusieurs collègues et connaissances m'ont déjà informé qu'elles s'étaient inscrites.

J'aurais bien aimé courir le demi-marathon mais une offre plus alléchante est tombée: Nathalie m'a demandé d'ouvrir le parcours en vélo. Pouvais pas dire non, autant pour la cause que je soutiens que pour le plaisir de redonner un peu en faisant du bénévolat pour cette course.

Dimanche le 10 mai 205 s'annonce donc comme une superbe journée pour moi...vivre le trip d'une course sans les papillons dans l'estomac; voir toutes ces femmes s'élancer dans les rues de ma ville et pouvoir les encourager. Mais surtout, savoir qu'une partie des profits pourra aider la Maison Grandi-Ose à poursuivre son travail auprès des personnes handicapées (parce que oui, elle a accepté!!!).

Et vous, y serez-vous ? 

lundi 2 février 2015

Championnat du monde junior de raquettes: 5 km

Pas de photos encore pour ce récit de course... celles de l'organisation ne sont pas encore disponibles. J'étais trop pressée de vous partager le plaisir que j'ai eu...alors on y va sans les photos! 

Mon premier défi de la saison 2015 est maintenant relevé. Le titre de la course vous laisse peut-être perplexe, vous pensez peut-être que je me suis trompée. Non, je n'ai pas rajeuni dernièrement, c'est juste que cette épreuve était ouverte aussi aux coureurs «groupes d'âge».

Ma préparation pour ce défi était adéquate. J'avais fait plusieurs sorties de raquettes au cours des dernières semaines, en complément à l'entraînement régulier de triathlon. Je vous faisais part dans mon dernier billet de ma difficulté à courir en continu avec les raquettes. Finalement, au fil des sorties, j'avais fini par trouver la technique pour y arriver: diminuer la cadence et courir tout simplement moins vite! Tout ça pour dire que de semaine en semaine, j'ai pris de plus en plus de plaisir à faire ces sorties.

La course se déroulait à Québec, sur les Plaines d'Abraham. Partner et moi s'étions donné rendez-vous à l’hôtel Chateau-Laurier qui faisait office de camp de base: on y faisait l'inscription, on pouvait y trouver refuge pour se réchauffer, se changer et laisser nos effets personnel au chaud. Le soleil brillait, le ciel était bleu, bleu...mais on gelait dehors. Le vent du fleuve soufflait. Comme à l'habitude, je suis arrivée un peu tôt. J'en ai profité pour regarder courir les athlètes qui faisait le 10 k, bien au chaud dans l’hôtel et placoter un peu avec les participants qui arrivaient. Puis, on s'est habillé.

He oui, l'habillement! Evidemment, on ne peut pas s'emmitoufler car lorsqu'on court en raquettes, on sue en titi. Partner et moi n'osions pas faire un warm-up en bonne et due forme, de crainte de geler en attendant le départ qui se donnait à 5-10 min de marche de l'hôtel. Finalement, on a fait quelques minutes de course avant le départ, mais disons que ce n'était pas comme dans l'livre. La prochaine fois, elle m'a suggéré de me traîner un vieux manteau et de le laisser à l'arrivée. Quelle bonne idée!

L'ambiance était géniale. Comme cette course s'inscrivait dans le cadre du Mondiaux des maîtres 2015, du Carnaval de Québec et du Pentathlon des neiges, il y avait pas mal de monde et d'animation sur les Plaines. On a eu même droit à une vague de la part des spectateurs avant le départ.

Nous étions une soixantaine à attendre derrière la ligne, en gigotant autant que possible pour se garder au chaud. Comme la course débutait à 16 h, le soleil déclinait et la zone du départ était ombragé. Quand ils ont donné le départ, je ne me suis pas trop pressée, je ne voulais pas partir en fou. Mal m'en pris puisque les coureurs se sont vite retrouvés dans une «single-track», à la queue-leu-leu. Mauvaise stratégie. Après avoir vu une fille dépasser, j'ai compris qu'il fallait que je fasse de même. Pour ce faire, il fallait choisir des endroits plus larges ou faire quelques pas à l'extérieur du sentier. C'est exigeant mais ça en valait la peine!

Le départ du 10 k, vers 14 h 

Le parcours se composait d'une boucle de 2.5 k que l'on faisait 2 fois (5.25 k selon Garmin). Il y avait des montées, des faux-plats, du plat dans d'la neige molle, des descentes courtes et abruptes où on devait se laisser glisser tout en reprenant rapidement pied en bas et des descentes plus longues où on pouvait récupérer un peu en prenant de la vitesse. Tout ça se faisait avec en arrière plan le majestueux fleuve, les remparts, la Grande-Allée...vraiment de toute beauté comme parcours!


J'ai eu particulièrement du plaisir dans les descentes où je réussissais souvent à gagner quelques mètres sur les femmes que je poursuivais. Disons que je m' lâchais lousse, y avait pas vraiment d'hésitation. J'ai l'habitude de me mesurer à plusieurs descentes de ce genre dans mon parcours habituel sur le bord du Saint-Maurice, alors je sais comment les aborder. Il fallait bien user des crampons dans les montées avec de la neige molle, ça glissait beaucoup. J'ai constaté que Partner et une autre coureuse gagnaient souvent du terrain sur moi dans les montées mais que je les rattrapais sur le plat. Maintenant que je connais mes forces, je pourrai mieux m'en servir pour la prochaine course. Partner m'a semé au premier tour mais j'ai réussi à la rattraper au deuxième, pour ne plus la lâcher d'une semelle. Elle ne savait pas que j'étais derrière elle jusqu'à ce qu'elles entendent des spectateurs m'encourager par mon nom. C'était mes parents!

Dans les derniers mètres, Partner et moi se sommes poussées dans nos derniers retranchements en s'imposant un sprint endiablé. Non mais, c'est important de donner un bon show aux spectateurs. Même l'animateur a commenté en nous voyant arriver à fond de train: «Oh! Ça joue du coude ici!»...ou quelque chose de même, me souviens plus exactement. Je crois que je n'avais jamais couru aussi vite avec mes raquettes. J'ai levé mes esti d'patins, c'est clair. J'avais vraiment les genoux hauts.

Après avoir repris notre souffle, avec la gorge qui brûlait à cause du froid, Partner et moi avons pris rapidement la direction de l’hôtel pour aller se changer et se réchauffer. Un peu sur mon buzz, j'en revenais juste pas du plaisir enfantin que j'avais eu à courir dans la neige et surtout à descendre les côtes! J'étais bien fière de moi d'avoir réussi ce premier défi et d'avoir couru en continu.

L'organisation du Penthatlon est impeccable. Ils ont connu des problèmes de chronométrage (il semble que des puces aient gelé!) mais pour le reste, le parcours était sécurisé par plusieurs bénévoles, il y avait une belle animation et les cadeaux de course sont chouettes. Je remercie chaleureusement (c'est le cas de le dire!) les bénévoles qui ont fait le pied de grue malgré le froid polaire.

Finalement, je suis très contente du résultat, d'autant plus que le parcours était considéré comme «extrêmement difficile» par le directeur général du Pentathlon et que la neige fraîche de la veille rendait les conditions encore plus ardues. J'ai complété la distance en 36 min 8 s.  Je me retrouve 7ième sur 24 femmes et première chez les 40-49 ans. Je dois lever ma tuque à Lise Le Guellec et Nicole Arseneau, des cinquantenaires très rapides (32 min 11s. et 35 min 56 s.).

A me lire si enthousiaste, vous aurez compris que cette discipline vient de se faire une nouvelle adepte. En effet, la prochaine course de raquettes à laquelle je compte participer est au début mars.

Allez, profitez de l'hiver!

samedi 10 janvier 2015

Premier défi 2015

Lorsque j'ai planifié ma saison 2015, je voulais mettre davantage d'épreuves au menu. Tsé, compétitionner plus souvent. 

Ça commence dès janvier avec ma première participation à une course de raquettes de 5 k organisée dans le cadre du Pentathlon des neiges à Québec. La course se déroule à la fin janvier sur la Grande-Allée et sur les Plaines. On va probablement courir à la brunante (la course débute à 16 h) mais ça devrait être chouette. Partner y participe aussi, yeah!

J'anticipe un peu cette épreuve, par contre. Tsé, j'ai pas fait bin bin de raquettes depuis le début de l'hiver. Disons que Dame Nature est assez capricieuse et ne collabore pas très bien. Aussi, c'est exigeant de courir en raquette. Pour l'instant, je n'ai fait que des courts intervalles de 30 s- 1 min et j'ai la langue à terre quand je les termine. D'un autre côté, je suis consciente que je pourrai être préparée suà coche pour toutes les compétitions, surtout si je veux en faire plus! Le bon côté, c'est que comme il s'agit d'une première de courir un 5 k en raquettes pour  moi, c'est certain que je vais faire un PB. Qui risque rien, n'a rien. 

Je vous laisse avec une petite pensée au sujet. Moi, je vais aller préparer mes affaires pour demain. J'ai 75 minutes de raquettes. Je vais aller jouer dehors pour laisser une trace... dans la neige! 

Ralph Waldo Emerson

samedi 3 janvier 2015

Bye Bye 2014


La fin de l'année est une période que j'affectionne particulièrement. On planifie la prochaine année, on se remémore nos meilleurs et moins bons coups. C'est aussi le moment de de poursuivre encore cette année la tradition du recap annuel.




Meilleure expérience de course
Définitivement Timberman, pour l'ensemble de l'oeuvre. Je garde un beau souvenir du parcours et de ce beau week-end passé avec mon chum et nos partenaires de crime, Partner et Sherpa. Je n'aurai qu'à me remémorer les femmes qui m'ont dépassé l'une après l'autre à la course à pied pour motiver à courir pour tout l'hiver.

Meilleure course à pied
Je n'ai participé à aucune épreuve de course à pied cette année. Pour différentes bonnes et moins bonnes raisons. Je n'ai pas osé faire le demi-marathon de Québec que j'avais prévu, zavait peur à ma bandelette. Avec le recul, je trouve que c'est un peu plate. C'est pour cette raison que j'ai inscrit plusieurs courses à pied cette année au calendrier 2015.

Meilleur vélo:
La course à pied a peut-être été mise un peu de côté en 2014, mais pas le vélo. J'ai sorti de ma zone de confort en faisant des sorties en groupe et deux épreuves de vélo: le Défi Vélo-Mag (105 k) et une épreuve du GranFondo du Centre-du-Québec. Evidemment, c'est le Défi du Parc de la Mauricie qui remporte la palme du meilleur vélo cette année. Je suis très fière d'avoir complété cette épreuve pour une première fois, malgré la pluie et le froid.

Meilleure nage:
Ouf! C'est difficile de choisir une meilleure nage cette année. Je crois m'être particulièrement bien débrouillée à Tremblant (olympique). J'ai fait un temps que je considère représentatif de ce que je peux faire un piscine. Ne me demandez pas comment je m'y suis pris, par contre. C'est un mystère pour moi.

Moins bonne expérience de course:
Malgré une bonne natation, Tremblant (olympique) m'a apparu comme l'épreuve la plus difficile cette année. J'ai trouvé la course à pied vraiment pénible, j'avais tellement mal aux pieds. Mais reste que ce parcours est génial: faire deux fois la Montée Duplessis, c'est un bon challenge et l'ambiance du village pour la course à pied est difficile à battre! Dommage que cette épreuve se déroule maintenant la veille du 70.3!

Plus vilaine blessure
J'ai le plaisir de vous dire qu'aucune blessure majeure cette année ne m'a embêté cette année. Il y a eu des p'tits bobos ici et là, mais rien de grave. C'est vraiment une belle réalisation pour moi et je crois qu'elle est en partie attribuable aux changements dans l'approche d'entraînement, mais aussi au fait que je maîtrise mieux le «langage du corps». Vous savez, on lit ou on entends souvent qu'il faut écouter notre corps, que le corps nous parle, blablabla, mais encore faut-il connaître cette langue ! Y a pas de dictionnaire! C'est pas si évident pour une néophyte de différencier les bobos des blessures, la fatigue normale d'une fatigue malsaine. Mais je crois avoir appris à maîtriser beaucoup mieux ce langage cette année.

Meilleur nouvel équipement
Bien entendu, mon nouveau vélo de route! Il a roulé pas mal cette année...et je compte bien lui faire goûter la même médecine en 2015. L'autre pièce d'équipement qui arrive en seconde place, ce sont mes nouvelles chaussures de vélo. Ce fût une révélation de constater que les maux de pieds que j'endurais depuis deux ans étaient vraiment dus à une chaussure trop étroite pour moi.

Meilleur conseil reçu
Ce thème m'a demandé un peu de réflexion. Quels sont les mots qui m'ont le plus marqué cette année? Non, ce n'est pas un conseil technique. C'est probablement ce qu'un cycliste m'a glissé durant le GranFondo Centre-du-Québec. Alors que je lui disais qu'il y avait des femmes très fortes en vélo dans les compétitions de triathlon, il m'a répondu qu'il y allait toujours en avoir des meilleures et d'être fière de moi, de ce que je faisais. C'était particulier car ce cycliste était un pur étranger. Il a eu le courage de me dire ça, tout bonnement. Il ne s'en souvient probablement même pas, mais moi, si.

Si je décrivais mon année sportive en quelques mots
Changements, changements, changements. Trois entraîneurs en un an, c'est pas une super moyenne au bâton. Trois, me direz-vous? Oui...j'ai pas fait de la grosse publicité à ce sujet mais en novembre, j'ai amorcé la préparation de ma saison 2015 avec un nouvel entraîneur. Oui, c'est vrai que je n'ai pas été très stable, mais j'assume. Je me dis que ces changements m'ont été bénéfique: je suis sortie de ma zone de confort en vélo et en prime, je ne me suis pas blessée. Alors, comme le dit le dicton: Pas de changement, pas d'agrément.  

Ce que j'ai appris cette année
Que s'entraîner avec des amis, notamment avec Partner, c'est vraiment l'fun. J'ai aussi fait plusieurs nouvelles rencontres sportives cette année, en vélo surtout. Je compte bien poursuivre sur cette lancée cette année.

Bonne année 2015 à tous!