mercredi 28 septembre 2011

Carnets d'entraînement

Je n'ai certainement pas besoin de disserter ici sur l'importance du carnet d'entraînement. Vous savez tous que c'est utile, motivant, blablabla! Moi mon problème, c'est de choisir une formule et m'y tenir. Etre constante. Voici donc les formules testées durant la dernière année avec leur points forts et faibles.

Polar personnal trainer  
https://www.polarpersonaltrainer.com/index.ftl?ses=unauth

Points forts:
  • Comme j'ai une RS300, les données se téléchargent super bien.
  • Bel interface

Points faibles:
  • Mon modèle de montre est spécifique course, donc je perds le compte de mes k de vélo et de natation. Je crois que ce ne serait pas le cas si j'avais une montre multi-sport.
  • Pas ben ben de place pour écrire et peu de données de style, j'ai-tu fait un bon dodo :)
Papier

Points forts:
  • On ne peut avoir plus adapté à nos besoins
  • On peut vraiment écrire ce qu'on pense parce qu'on sait que personne va le lire :)
Points faibles:
  •  Compilation à la mitaine, comme dans le bon vieux temps (heu... c'est parce que t'as pas connu ça toi le bon vieux temps ma chouette...:P)

Training peaks https://www.trainingpeaks.com/

Points forts: 
  • Beaucoup de détails!
Points faibles:
  • Trop de détails!
Honnêtement, je ne l'ai pas vraiment utilisé. J'ai zigonné un peu et je me suis dit que je l'aimais pas. Mais c'est très personnel et c'est peut-être parce que j'ai pas assez fait d'efforts pour vraiment l'apprécier.


Beginner triathlete  http://www.beginnertriathlete.com/

Points forts:
  • J'aime la présentation, c'est pas compliqué.
  • Je crois qu'il y a possibilité de partager nos work-outs, un peu comme Dailymile mais j'ai pas essayé cette fonction 
Points faibles:
  • Je pense que c'est juste compatible avec Garmin !"(&?%/$) Si quelqu'un sait comment faire pour domper des données Polar, dites-moi le truc, please! donc y faut pitonner nos données.
  • Il faut payer pour avoir accès à certains rapports graphiques plus élaborés.


Dailymile

Points forts:
  • Le sôcial et les encouragements
  • On peut avoir séparer nos k par type de sport
Points faibles:
  • Je me limite dans ce que j'écris, surtout quand ça va pas.  
  • Je ne veux pas écrire le détail de mes séances Ex. Je n'écris pas tous mes temps de 100 m quand je fais 20 x 100. Ben trop long et plate. Alors,  je les note ailleurs parce que je les envoie à Coach à la fin de la semaine.

Mon verdict:

Durant la dernière année, j'ai utilisé la version papier, DM et récemment, Beginner Triathlète. Je vais poursuivre avec Beginner Triathlete. Et m'y tenir. Ce sera un autre des objectifs de la prochaine année. Mais je vais continuer à sauvegarder mes données de RS 300 dans Polar personnal trainer comme référence, au cas où.

Et vous, quel(s) carnet(s) utilisez-vous ?

mardi 27 septembre 2011

Récupération

Voici un bouquin que je lis actuellement. Il traite de la récupération. Ce thème sera au coeur des objectifs de ma prochaine année. J'avais envie de partager avec vous certains passages puisque cette lecture me passionne et me fait prendre conscience de mes bons et moins bons coups de la dernière année.

Ça semble un peu obsessif de vouloir bien récupérer, ou du moins s'améliorer dans ce domaine. Bon! Encore une autre affaire!  Mais je sais qu'il y a eu des moments lors de la dernière année où j'ai peut-être pas  été assez vigilante, où j'aurais dû me permettre de lâcher la pédale de gaz un peu. Et où je n'ai pas osé le dire de peur d'avoir l'air de me plaindre.... Pas fort.... Comme vous avez pu le lire dans mon dernier billet, je dois reconnaître et accepter que mes conditions familiales me rendent un peu plus vulnérable à accumuler de la fatigue.

Je n'ai pas fini de lire, je suis rendu à la section où les outils de récupération sont traités un à un. Mais le passage sur le monitoring des aspects qualitatifs de la récupération m'a particulièrement fait réfléchir. L'auteure, Sage Rountree, présente un petit questionnaire qui s'appelle Recovery-Cue développé par des amaricains (même si j'écrivais les noms des amaricains en question, je pense qu'on en a rien à cirer...) . Idéalement, il faudrait y répondre une fois par semaine, au même moment. Ça tombe bien, tous les dimanches pm, j'écris mon récapitulatif de la semaine à Coach. J'aime bien ce rituel et il serait facile d'intégrer les questions de ce formulaire à mon recap.

Voici les dites questions auxquelles je devrais répondre avec une échelle numérique de 0 à 6. Je ne suis pas traductrice, j'ai traduit du mieux que j'ai pu...


1. Quels sont les efforts déployés pour réaliser mes entraînements cette semaine ?
Efforts excessifs  à Aucun effort
 0 1 2 3 4 5 6
   
2. Est-ce que je sentais que j'avais bien récupéré avant mes entraînements de cette semaine ?
Pas bien récupéré à Pleine d'énergie et batteries rechargées
0 1 2 3 4 5 6
   
3. Est-ce que j'ai mis en pratique avec succès mes trucs de récupération ?
Sans succès    Avec succès                
0 1 2 3 4 5 6
   
4. Est-ce que j'ai bien récupéré physiquement la semaine dernière ?
Jamais   Toujours
0 1 2 3 4 5 6

5. En me couchant cette semaine, est-ce que j'étais satisfaite et relaxe ?
Jamais Toujours
0 1 2 3 4 5 6

6. Est-ce que j'ai eu du plaisir cette semaine ?
Jamais Toujours

0 1 2 3 4 5 6
   
7. Quel était mon degré de confiance dans l'atteinte de mes objectifs cette semaine ?
Très confiante  Peu confiante
0 1 2 3 4 5 6

Je crois que de  me poser ces questions chaque semaine et de suivre l'évolution des réponses me permettra d'être un peu plus honnête envers moi-même dans l'évaluation de ma récupération. Ce sera un des mes objectifs de l'année que d'y répondre avec assiduité.

dimanche 25 septembre 2011

Une des sources de ma motivation

Autant mettre cartes sur table dès maintenant. J'ai deux magnifiques enfants en santé. J'ai de la chance. Et l'un d'eux, mon garçon, a une déficience intellectuelle. Une DI comme on dit. Pour faire référence au titre de ce blogue, mettons que j'ai dû ajuster mes voiles depuis sa naissance. Et contrairement à ce que vous pourriez croire, cette facette de ma vie a une influence positive sur mon entraînement.

En fait, je suis pleinement consciente du choix que je fais de consacrer X heures par semaine pour m'entraîner. Je ne me dis pas : Je suis obligée de m'entraîner. Non. Je sais que je le fais pour moi, pour équilibrer ma vie. Je veux que mon fils soit heureux, mais je veux aussi que nous soyons heureux, ma fille, mon conjoint et moi. Donc, quand je pars en vélo, avec un pointe de culpabilité, j'essaie de l'évacuer au plus vite. Le fait que je me sente coupable ne lui donne rien de plus, ni à ma fille. Je me dis: Concentre-toi sur ce que tu fais et fais-le du mieux que tu peux. Profite pleinement du temps que tu as pour t'entraîner.

Mon fils fréquente une école spécialisée. Donc, tous les jours sur semaine, je rencontre des enfants qui ont tout pour se plaindre, pour être malheureux. Et ils sourient, font leur petit bonhomme de chemin. Ils ont parfois des handicaps physiques. Quand c'est difficile ou quand ça ne me tente carrément pas, je pense à ces enfants qui n'ont pas ma chance d'avoir deux jambes solides, d'être suffisamment habile pour conduire un vélo à deux roues, à ma chance d'être capable de faire preuve d'intelligence et de stratégie. Coup de fouet assuré. Quand ma bandelette me désesperait cet été et que je commençais à me plaindre, je pensais aussi à eux. Je me disais : Arrête de chialer. Tu n'es pas à l'article de la mort. Tu peux marcher. Tu peux nager. Tu n'as pas le droit de te plaindre d'une blessure qui te permet tout de même de vivre ta vie normalement.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu ce vidéo. Je crois qu'il a pas mal circulé. Pour moi, il a beaucoup de sens. Au-delà de la force physique et du courage de cet homme, j'y vois une allégorie du quotidien de tous ces parents qui ajustent leurs voiles, qui traînent et poussent leurs enfants, même lorsque ceux-ci sont adultes.


Je ne ferai jamais un Ironman avec mon fils mais je le traînerai et je le pousserai tant que je serai capable de le faire. Merci mon Petit loup de me donner le goût de me dépasser et de faire de mon mieux.

mercredi 21 septembre 2011

Pis, comment a été ton marathon ?

En août 2010, j'ai débuté à m'entraîner avec l'objectif de compléter une saison de courses de triathlon en 2011. Quand j'ai appelé Coach la première fois et que je lui ai dit que je voulais faire du triathlon... mais que je n'avais pas de vélo de route...

- Heu... c'est parce que c'est comme un must...
- Ben oui, ben oui, je vais m'en acheter un.

Alors, on a commencé à améliorer ma course à pied. Je tiens à spécifier que j'ai fini par avoir un vélo à Noël. Mais, je n'étais pas une triathlète. Parce que même si je m'entraînais dans les trois sports à partir de janvier, je n'avais pas fait un vrai de vrai triathlon.

Pour cette raison, je ne parlais pas vraiment de mes objectifs à mon entourage. Ils se rendaient compte que je m'entraînais mais bon, c'était normal. Tranquillement, je suis passé aux premiers aveux avec ma famille, les amis, les collègues.

- Je vais faire un triathlon, mon premier sera un sprint à Trois-Rivières en juin.
- C'est quoi un triathlon sprint?
- 750 m de nage, 20km de vélo, 5 k de course à pied.
- Ah, y a rien là...

Et c'est pas des Ironmen qui me répondaient ça, ils le savent anyway c'est quoi eux un sprint! C'était des sportifs du dimanche. Bon, ok, y a rien là. Mais je vais continuer de m'entraîner pareil 7 à 9 h par semaine pour un affaire de rien-du-tout.

Maintenant, j'ose dire que je fais du triathlon et que je ne suis pas si pire, s'ils s'hasardent à me le demander. Je me sens un peu moins imposteur. Mais je me fais dire:

- Ah tu fais des Ironman? Es-tu allé à Lake Placid?
- Heu non, je fais des distances sprint et j'ai fait un olympique.
- Ah (pointe de déception). C'est quoi un sprint ? C'est quoi un olympique ? (vous pouvez reprendre le passage du haut et le copier-coller ici ).

Donc, je ne suis pas très hot. Je fais juste des sprints. Pas grave. J'aimerais les inviter à me suivre... on verrait si ça leur tente de faire des Ironman après ...

J'ai dû corriger aussi d'autres écarts de langage et ce, à plusieurs reprises.
- Pis, comment a été ton marathon ? Pis l'as-tu fait ton marathon?
- Non, j'ai fait un TRIathlon. Un marathon et un triathlon, c'est pas pareil. By the way, ça bien été.



Ne vous inquiétez pas, je vois le verre à moitié plein. C'est dans ma nature. Je sais que malgré leurs propos un peu malhabiles (ou ma susceptibilité...), ma famille, mes amis, mes collègues, n'ont pas de mauvaises intentions. Ils s'intéressent vraiment à ce que je fais. Et je les aime tous beaucoup.