dimanche 10 mai 2015

Bonjour Printemps!

Enfin, j'ai complété mon premier demi-marathon. Un vrai demi. 

Après mon douloureux DNF en octobre 2013, j'ai voulu tenter un nouvel essai en mai 2014 au Demi-marathon de Lévis. Mais des bobos m'avaient fait joué de prudence. On ne m'y reprendrait plus: si je suis blessée ou borderline de l'être, je ne me présente pas. Point. On a beau me traiter de chicken (à la blague, évidemment) mais cette ligne de parti m'a bien servi jusqu'à maintenant.

Pour Victo, je savais que je m'y présentais en pleine forme. Pas de bobos qui traînent, pas d'inquiétudes. J'ai fait plusieurs sorties de 80-90 minutes au cours des dernières semaines et je me sentais bien à chacune d'elles. Ça r'gardait bien.

Bonjour Printemps est un très bel événement bien organisé à Victoriaville. J'ai choisi cette course parce que c'était un samedi, la veille d'une randonnée de vélo dans le cadre de l’événement Une fille qui court. La randonnée ferait donc office de récupération. J'ai finalement récupéré le lendemain mais en vivant une montagne russes d'émotions. Ceci est une autre histoire. Ensuite, y a que Victo, c'est à juste à 50 minutes de chez moi et finalement, deux bons coureurs dont Couette-de-feu m'avaient recommandé ce parcours.

Je me suis donc présentée très tôt le matin. Après l'inscription qui s'est faite en deux temps, trois mouvements, je suis allée me préparer dans les vestiaire du Cégep. Un petit réchauffement, un mot ou deux ici et là et il a fallu aller se corder pour le départ. Faisait assez beau, un peu humide mais un beau vent (!) nous gardait au frais. Je suis partie en contrôle, pas question de brûler des cartouches. Pour les deux premiers kilos, on descendait tranquillement vers une piste cyclable entourant un réservoir, parcours que l'on aurait à faire trois fois.



Quelques femmes courraient à mes côtés dans les premiers kilos. L'une d'elles soufflait et souffrait étrangement trop pour un début de demi. Je l'ai perdu dans la brume vers le cinquième kilo (note: y avait pas de brume, c'est au sens figuré). Après, pu de madames, y en avait 6 en avant et une cinquantaine en arrière.

J'ai bien aimé le parcours. Premier tour, c'est la reconnaissance: cette section est venteuse, ici il fait chaud, plus loin le vent me pousse dans l'dos. Au deuxième tour, on a des repères, on anticipe les sections plus difficiles. Au troisième: rebelote, c'est la routine mais c'est le dernier tour et on file à la maison. Une femme très dynamique a salué ma foulée au deuxième tour. Ça m'a donné un bon coup de fouet. Je l'ai revu au troisième tour et ses encouragements résonnent encore en moi. Tsé, des encouragements sincères, significatifs. J'ai bien pris soin de prendre du liquide aux stations et mes deux gels. Je me répétais que j'étais légère et relax.

Malgré ces p'tits soins, le retour à la maison fût pénible. Vers le kilo 17, les quads se sont mis à durcir. Y'étaient fatigués. On avait le vent frais du départ dans'face et la charmante descente des premiers kilos s'était transformée en douloureux chemin de croix pour moi. Le pace a baissé (trop à mon goût) les cuisses me faisaient mal. Je me consolais en me disant que mes bandelettes étaient bien tranquilles et que j'avais semé quelques monsieurs en chemin.

Je suis finalement rentrée à la maison. Le temps que j'ai fait m'a laissé un ti-peu amer. Je me serais attendue à 1 ou 2 minutes de moins (vous connaissez mon prochain objectif). Mais Coach du mental a vite fait de me remettre les yeux en face des trous: tu as fait ton premier demi, tu n'es pas blessée et tu as eu du fun quand même. Bon ok, d'abord... vu d'même.

1 44 h 50, 5 ième femme sur 12 dans ma catégorie et 7 ième femme over-all.

Merci Victo, tu as lancé ma saison 2015 et j'irai probablement te visiter plus souvent pour des courses maintenant que je te sais si acceuillante.

dimanche 12 avril 2015

Mise à jour-Avril 2015

La vie va vite. L'entraînement réussit tout de même à trouver sa place à travers tout ça. Je lance en vrac les dernières niouses (news):

- J'ai participé comme prévu à une deuxième course de 5 k en raquettes, dont le parcours s'avéra mesurer plutôt 6.4 k. Même si je relevais d'un bon rhume qui m'avait laissé quelque peu raplapla, j'ai eu bin du fun et bin chaud (trop habillé). Une troisième place chez les femmes et un bon test pour mes nouvelles raquettes. 

- J'avais prévu participer à une course de 10 k le 4 avril: la Course des cocos...de Pâques. Il annonçait une météo rebutante pour l'occasion, genre 5 cm de de neige. Quand je me suis levée le matin de la course, ça ressemblait à une tempête dehors. Même si j'avais voulu y aller, faire la route pour Québec ne me disait rien qui vaille. Donc, ce fût un DNS (did not show) pour moi. 

- L'entraînement va plutôt bien en général. Pas de blessures, pas été malade à part un bon rhume en mars. Je présente une assez bonne assiduité, malgré les aléas du quotidien. Je réussis à faire avec régularité des sorties de 80-90 minutes de course. J'en éprouve toujours de la gratitude car je sais qu'on peut basculer rapidement du côté sombre de la force. Par contre, la météo a toutefois été vraiment merdique cette année (voir le point précédent), ce qui a beaucoup joué sur la motivation. 


- Je suis encore embêtée avec mon calendrier de compétition. Les seules qui sont confirmées pour l'instant sont Tremblant 70.3 (bin oui, encore une fois!) et le 105 k du défi Vélo-Mag. Initialement, j'avais l'intention de concourir dans les événements de la Coupe du Québec de Triathlon Québec mais la formule a changé cette année (une combinaison de triathlons de distance sprint et olympique). Les courses fittent moins bien dans mon calendrier estival. Je me retrouverais donc à faire 2 sprints et un olympique, alors que je souhaitais ne faire que des distances olympique. Qui plus est, il faudrait que j'aille à Verdun. Je m'étais pourtant juré ne pas refaire cette course en raison du parcours de vélo plein de trous et des écureuils trop curieux. Dossier à suivre! 

- Ma diététiste préférée m'a donné une étoile dans mon cahier. 1) Je suis une as pour arriver pile-poil aux portions prévues pour moi lorsque je fais mes relevés alimentaires (scusez-là pour mon côté Martin Matte). 2) J'ai abaissé mon pourcentage de masse grasse de quelques dixièmes de %.

- Côté familial, par contre, les soucis se sont multipliés. Des gros, des petits. Et il y en a encore. Tsé, des trucs qui inquiètent. Plus qu'à l'habitude. Mais bon, on s'ajuste et on essaie de faire confiance à la vie. Juste pour vous donner un p'tit exemple: ma grande sirène s'est blessée à un bras en s'amusant dans le sous-sol durant le week-end de Pâques. Elle entreprend dans son dernier stretch d'entraînement avant les Championnats canadiens, vous comprenez donc l'enjeu. Visite à l’hôpital. Pas de radios requises, juste des anti-inflammatoires. La physio qui la voit le mercredi suivant suggère une radio, elle suspecte une fracture. C'est compliqué de faire faire une radio à son enfant qui habite à Québec alors que je suis à Trois-Rivières. Bref, son bras a finalement été radiographié et c'était négatif! Fiou! Go pour les Canadiens! 

- J'essaie d'être plus active dans ma vie de tous les jours. Vous vous dites: quoi, être plus active, elle ? En fait, j'ai subi un choc émotionnel (ok, j'exagère... à peine) quand le docteur Béliveau m'a appris dans son dernier bouquin Prévenir le cancer que même si je bouge chaque jour, je suis probablement un peu trop sédentaire, principalement parce que j'occupe un emploi de bureau. Sachez-le, le docteur Béliveau, c'est mon gourou de la santé. Il suggère quelques trucs pour être plus actif dans son livre. La page 3 du document suivant en présente aussi d'autres bien intéressants. 

Bon, je vais me lever moi, ça fait 30 minutes que je suis assise! Bon entraînement, groupe! 

samedi 7 mars 2015

Une fille qui court

Une fille qui court - Courses et semi-marathon pour femmesUne fille qui court, c'est une fille énergique, une dynamo de projets et d'idées. Et le plus beau dans tout ça, c'est qu'elle réalise ses projets. 

Un drôle de concours de circonstances m'a amené à rencontrer l'automne dernier Une fille qui court aka Nathalie Sanfaçon. Le centre de loisirs que fréquente mon Petit Loup éprouvant des difficultés financières, j'ai communiqué avec elle car je savais qu'elle organisait une course. Je savais aussi que l'an passé, une partie des profits avait été remis à une bonne cause. Je voulais lui présenter ma cause. 

Elle m'a alors expliqué son cheminement vers une Fille qui court. Sa participation à un demi-marathon de San Fransisco avec Team in training. Son trip de reproduire une course de filles à Trois-Rivières. L'organisation et les partenariats qu'elle a mis en place avec son conjoint. Quelle belle histoire! Quelle belle rencontre! Si vous aviez vu ces yeux bleus qui pétillaient, c'est vraiment la motivation en personne cette fille qui court.

L'an passé, 900 femmes se sont rassemblées à Trois-Rivières pour participer à la première édition de cet événement. Cette année, la course se tient dimanche le 10 mai...oui, oui, ce sera aussi la fêtes des mères! L'organisation ajoute un 21.1 k dans la ville de Trois-Rivières. On peut donc s'attendre à que le nombre d'inscriptions augmente. D'ailleurs, plusieurs collègues et connaissances m'ont déjà informé qu'elles s'étaient inscrites.

J'aurais bien aimé courir le demi-marathon mais une offre plus alléchante est tombée: Nathalie m'a demandé d'ouvrir le parcours en vélo. Pouvais pas dire non, autant pour la cause que je soutiens que pour le plaisir de redonner un peu en faisant du bénévolat pour cette course.

Dimanche le 10 mai 205 s'annonce donc comme une superbe journée pour moi...vivre le trip d'une course sans les papillons dans l'estomac; voir toutes ces femmes s'élancer dans les rues de ma ville et pouvoir les encourager. Mais surtout, savoir qu'une partie des profits pourra aider la Maison Grandi-Ose à poursuivre son travail auprès des personnes handicapées (parce que oui, elle a accepté!!!).

Et vous, y serez-vous ? 

lundi 2 février 2015

Championnat du monde junior de raquettes: 5 km

Pas de photos encore pour ce récit de course... celles de l'organisation ne sont pas encore disponibles. J'étais trop pressée de vous partager le plaisir que j'ai eu...alors on y va sans les photos! 

Mon premier défi de la saison 2015 est maintenant relevé. Le titre de la course vous laisse peut-être perplexe, vous pensez peut-être que je me suis trompée. Non, je n'ai pas rajeuni dernièrement, c'est juste que cette épreuve était ouverte aussi aux coureurs «groupes d'âge».

Ma préparation pour ce défi était adéquate. J'avais fait plusieurs sorties de raquettes au cours des dernières semaines, en complément à l'entraînement régulier de triathlon. Je vous faisais part dans mon dernier billet de ma difficulté à courir en continu avec les raquettes. Finalement, au fil des sorties, j'avais fini par trouver la technique pour y arriver: diminuer la cadence et courir tout simplement moins vite! Tout ça pour dire que de semaine en semaine, j'ai pris de plus en plus de plaisir à faire ces sorties.

La course se déroulait à Québec, sur les Plaines d'Abraham. Partner et moi s'étions donné rendez-vous à l’hôtel Chateau-Laurier qui faisait office de camp de base: on y faisait l'inscription, on pouvait y trouver refuge pour se réchauffer, se changer et laisser nos effets personnel au chaud. Le soleil brillait, le ciel était bleu, bleu...mais on gelait dehors. Le vent du fleuve soufflait. Comme à l'habitude, je suis arrivée un peu tôt. J'en ai profité pour regarder courir les athlètes qui faisait le 10 k, bien au chaud dans l’hôtel et placoter un peu avec les participants qui arrivaient. Puis, on s'est habillé.

He oui, l'habillement! Evidemment, on ne peut pas s'emmitoufler car lorsqu'on court en raquettes, on sue en titi. Partner et moi n'osions pas faire un warm-up en bonne et due forme, de crainte de geler en attendant le départ qui se donnait à 5-10 min de marche de l'hôtel. Finalement, on a fait quelques minutes de course avant le départ, mais disons que ce n'était pas comme dans l'livre. La prochaine fois, elle m'a suggéré de me traîner un vieux manteau et de le laisser à l'arrivée. Quelle bonne idée!

L'ambiance était géniale. Comme cette course s'inscrivait dans le cadre du Mondiaux des maîtres 2015, du Carnaval de Québec et du Pentathlon des neiges, il y avait pas mal de monde et d'animation sur les Plaines. On a eu même droit à une vague de la part des spectateurs avant le départ.

Nous étions une soixantaine à attendre derrière la ligne, en gigotant autant que possible pour se garder au chaud. Comme la course débutait à 16 h, le soleil déclinait et la zone du départ était ombragé. Quand ils ont donné le départ, je ne me suis pas trop pressée, je ne voulais pas partir en fou. Mal m'en pris puisque les coureurs se sont vite retrouvés dans une «single-track», à la queue-leu-leu. Mauvaise stratégie. Après avoir vu une fille dépasser, j'ai compris qu'il fallait que je fasse de même. Pour ce faire, il fallait choisir des endroits plus larges ou faire quelques pas à l'extérieur du sentier. C'est exigeant mais ça en valait la peine!

Le départ du 10 k, vers 14 h 

Le parcours se composait d'une boucle de 2.5 k que l'on faisait 2 fois (5.25 k selon Garmin). Il y avait des montées, des faux-plats, du plat dans d'la neige molle, des descentes courtes et abruptes où on devait se laisser glisser tout en reprenant rapidement pied en bas et des descentes plus longues où on pouvait récupérer un peu en prenant de la vitesse. Tout ça se faisait avec en arrière plan le majestueux fleuve, les remparts, la Grande-Allée...vraiment de toute beauté comme parcours!


J'ai eu particulièrement du plaisir dans les descentes où je réussissais souvent à gagner quelques mètres sur les femmes que je poursuivais. Disons que je m' lâchais lousse, y avait pas vraiment d'hésitation. J'ai l'habitude de me mesurer à plusieurs descentes de ce genre dans mon parcours habituel sur le bord du Saint-Maurice, alors je sais comment les aborder. Il fallait bien user des crampons dans les montées avec de la neige molle, ça glissait beaucoup. J'ai constaté que Partner et une autre coureuse gagnaient souvent du terrain sur moi dans les montées mais que je les rattrapais sur le plat. Maintenant que je connais mes forces, je pourrai mieux m'en servir pour la prochaine course. Partner m'a semé au premier tour mais j'ai réussi à la rattraper au deuxième, pour ne plus la lâcher d'une semelle. Elle ne savait pas que j'étais derrière elle jusqu'à ce qu'elles entendent des spectateurs m'encourager par mon nom. C'était mes parents!

Dans les derniers mètres, Partner et moi se sommes poussées dans nos derniers retranchements en s'imposant un sprint endiablé. Non mais, c'est important de donner un bon show aux spectateurs. Même l'animateur a commenté en nous voyant arriver à fond de train: «Oh! Ça joue du coude ici!»...ou quelque chose de même, me souviens plus exactement. Je crois que je n'avais jamais couru aussi vite avec mes raquettes. J'ai levé mes esti d'patins, c'est clair. J'avais vraiment les genoux hauts.

Après avoir repris notre souffle, avec la gorge qui brûlait à cause du froid, Partner et moi avons pris rapidement la direction de l’hôtel pour aller se changer et se réchauffer. Un peu sur mon buzz, j'en revenais juste pas du plaisir enfantin que j'avais eu à courir dans la neige et surtout à descendre les côtes! J'étais bien fière de moi d'avoir réussi ce premier défi et d'avoir couru en continu.

L'organisation du Penthatlon est impeccable. Ils ont connu des problèmes de chronométrage (il semble que des puces aient gelé!) mais pour le reste, le parcours était sécurisé par plusieurs bénévoles, il y avait une belle animation et les cadeaux de course sont chouettes. Je remercie chaleureusement (c'est le cas de le dire!) les bénévoles qui ont fait le pied de grue malgré le froid polaire.

Finalement, je suis très contente du résultat, d'autant plus que le parcours était considéré comme «extrêmement difficile» par le directeur général du Pentathlon et que la neige fraîche de la veille rendait les conditions encore plus ardues. J'ai complété la distance en 36 min 8 s.  Je me retrouve 7ième sur 24 femmes et première chez les 40-49 ans. Je dois lever ma tuque à Lise Le Guellec et Nicole Arseneau, des cinquantenaires très rapides (32 min 11s. et 35 min 56 s.).

A me lire si enthousiaste, vous aurez compris que cette discipline vient de se faire une nouvelle adepte. En effet, la prochaine course de raquettes à laquelle je compte participer est au début mars.

Allez, profitez de l'hiver!