samedi 10 décembre 2011

Test de PAM

Non, ici on ne parle pas du Pam mais bien de la PAM, soit la puissance aérobique maximale. J'ai fait ce test lorsque j'ai reçu mon arme de destruction massive. Et j'ai refait un autre test cette semaine.

La PAM est la puissance (au sens physique du terme) que vous développez lorsque vous faites un exercice d'une intensité juste assez élevée pour que votre consommation d'oxygène (VO2) atteigne la plus haute valeur possible pour votre système cardio-respiratoire, c'est-à-dire votre consommation maximale d'oxygène (VO2max). On exprime généralement la PAM en watts.

Cet extrait est tiré du livre de Guy Thibault Entraînement cardio sports d'endurance et performance. M. Thibault y explique notamment que la PAM dépend du Vo2max mais également de l'efficacité gestuelle, donc du fameux coup de pédale. Par contre, il semble que l'efficacité de pédalage des cyclistes chevronnés n'est pas réellement plus grande que celle des cyclistes de niveau moyen. Y a de l'espoir!!! 

Pour mesurer sa PAM, M. Thibault indique que qu'un ergomètre à pédale ou à ramer est requis, dans la mesure où l'appareil affiche en temps réel la puissance (watts). Mon arme de destruction massive comporte cette fonction. Il explique un protocole de type palier (ex. monter de 10 w à chaque minute jusqu'à ce que mort s'en suive...:)) qui ressemble sensiblement à celui que Coach m'a fait faire. Et M. Thibault prétend également (et c'est là que c'est intéressant) qu'avec un bon programme d'entraînement, un sportif de niveau moyen peut augmenter sa PAM de 20 à 40 watts dans une saison, selon son entraînabilité.


De la théorie à la pratique maintenant...

Ma PAM était de 200 w lors de mon premier test, il y a de cela 7 semaines. Jeudi soir, je devais faire un autre test pour évaluer mes progrès. J'ai donc procédé au dit test. Mais, je n'avais pas relu les résultats du premier. De plus, Coach m'avait laissé entendre que 20 w serait une amélioration tout à fait possible. Donc, en m'assoyant sur mon vélo pour entreprendre le test, j'avais ce chiffre en tête. Vingt. Watts. J'ai suivi à la lettre les étapes du test et les cadences requises. Rendu à 220 w, j'ai fait 1 minute... 2 minutes... et ensuite j'ai arrêté. C'était difficile et je doutais de me rendre à la fin de la troisième minute. De surcroît, je croyais à ce moment que ma PAM était donc de 230 w et que j'avais atteint mon «objectif». J'étais très contente...mais j'étais dans le champ solide. Lorsque je lui ai transmis mes résultats, Coach m'a rappelé qu'il aurait fallu que je fasse le 3 min au complet pour m'attribuer le 220 w, ce que je n'avais pas fait. Donc, ma PAM est de 210 w selon ce test.

Crotte.

J'étais déçue. Déçue de ne pas avoir regardé les résultats du premier test et de n'avoir pas toughé un peu plus. Croyez-moi, je ne m'y ferai pas reprendre.

mercredi 7 décembre 2011

Ma gang de filles du soccer

NOTE: Ce billet est écrit depuis plusieurs semaines et j'attendais d'avoir des photos de la gang en pleine action pour le publier. Mais à toutes les semaines, j'oubliais ma  foutue caméra. Comme la saison d'automne de soccer se termine, j'ai décidé de le mettre en ligne sans les photos. Désolée les filles!

Nos Patriotes de l'UQTR
Le printemps suivant mon déménagement dans ma ville d'adoption, je me suis mise à la recherche d'une équipe de soccer féminin. Je me disais qu'il devait y avoir dans cette ville un bassin de femmes suffisant pour qu'une telle équipe ou ligue existe. J'ai donc fouillé sur Internet. J'ai fini par trouver les coordonnées d'un responsable d'une ligue d'hommes. Je l'ai appelé en lui demandant s'il savait s'il y avait une ligue de soccer féminin pour adultes. Il m'a alors donné les coordonnées de ma future capitaine.

La ligue s'appelle : Ligue de soccer vétéran féminine. Moi, j'aime l'appeler affectueusement ma ligue de matantes. Ces girls du  jeudi soir sont une vingtaine de femmes de 30 ans et plus, de niveaux différents. Ce sont des femmes vraiment chouettes. Je suis contente d'avoir fait leur connaissance. Les femmes qui jouent au soccer ne font pas partie de la classe des moumounes. Elles n'ont pas peur de se casser un ongle, de suer ou d'avoir l'air folle (oui, on doit avoir l'air folles des fois... surtout moi!). Ça me fait du bien d'aller me défouler avec elles. Il y en a qui ont pas mal de grrr... et c'est l'fun de se mesurer à elles. Il faut dire que dans ma ville, les installation de soccer intérieur sont vraiment géniales, ce qui accroît drôlement le plaisir.

Centre Alphonse-Desjardins

On joue aussi l'été. Mais l'été dernier, je n'ai pas joué. Après tout le temps consacré à l'entraînement, ça me coûtait d'aller me tordre une cheville ou me faire mal à un genou. Parce que le soccer, ça demeure un sport de contacts. Qu'on joue pour le fun ou non. Alors cet automne, j'étais heureuse de revoir cette belle gang de femmes. Même si les capitaines m'ont échangé à l'équipe des Vertes contre un choix de première ronde.... sans m'en parler. J'étais dans l'équipe des Oranges depuis mes débuts. Bin non, je ne leur en veux pas. D'autant plus que nos deux capitaines tiennent à bout de bras l'organisation de cette petite ligue. Merci les filles!

La vie est bonne d'avoir mis ces femmes sur mon chemin. Pour la plupart, je ne les croise pas ailleurs qu'au soccer mais elles sont importantes pour moi. Elles sont comme moi. Avec des enfants, un travail, le goût d'être en forme et en santé. Comme je m'entraîne seule, ce rendez-vous hebdomadaire est sacré: c'est mon sôcial de la semaine.

Mais surtout, c'est une occasion de m'amuser comme un enfant à courir et botter un ballon.

 Et vous, avez-vous un rendez-vous sportif incontournable ?

dimanche 4 décembre 2011

Semaine toute à l'envers

Semaine toute croche, où j'ai tout de même réussi à tirer mon épingle du jeu. L'image que vous voyez à gauche a deux sens: 1- Malgré les imprévus de la semaine, j'ai gardé le moral et  2- J'ai vraiment eu chaud  en vélo. La petite serviette à main, ce n'est pas assez pour éponger la sueur !  
Lundi: Vélo. Une séance assez difficile. 45 min.

Mardi: Course à pied. J'étais contente d'avoir une séance structurée que Coach m'avait préparé. Mais j'ai probablement poussé la note un peu trop. Et je l'avais poussé la semaine précédente aussi. Alors, ça donne ce que ça donne: une petite douleur fatiguante dans la cuisse. 7 k.  

Mercredi: Je devais aller à la piscine mais Chum avait besoin de moi à la maison puisque les travaux du sous-sol battent leur plein. PS Oui, les travaux vont se terminer un jour et ce jour devrait être cette semaine. Bon bin, la madame a décidé de prendre congé et s'est dit qu'elle irait à la piscine le lendemain. Ensuite, elle s'est endormie sur le divan assez tôt, merci! Faut croire qu'elle avait besoin de repos.

Jeudi: Remords parce que j'avais pas fait ma muscu, encore! Donc, lever aux aurores. En soirée, c'était le soccer mais j'avais décidé la veille que je n'irais pas puisque je ne voulais pas courir. Alors, j'ai fait ma séance de vélo du vendredi. C'était difficile mais je pense que je me suis améliorée. 51 minutes.

Vendredi: En soirée, je me suis rendu à la piscine et en arrivant dans le stationnement, il y avait plein d'autobus. Louche... En m'approchant de la porte du CAPS, j'ai aperçu une affiche rouge, signe de mauvaises nouvelles: piscine fermée pour le week-end. Je suis donc retournée à la maison, un peu piteuse de manquer un autre entraînement. C'est assez rare que je rate deux entraînements dans la même semaine (soccer et natation). Je me suis donc mis à réflechir à un plan B.

Samedi: Mon plan B était de faire ma journée du dimanche le samedi. Donc, lever aux aurores pour faire mon vélo. 55 min. A 7 h, le vélo était fait, les exercices de chiro et les étirements en prime! Moi, j'aime bien commencer les journées de cette façon! Vers 8 h 30, j'ai fait la run de lait pour aller mener les filles à la synchro. J'en ai profité pour demander à l'une des coach si elle acceptait que je prenne un couloir en pm. Comme il n'y a 8 filles dans l'eau après 13 h, elle a dit oui. Yes!  Ce fût une bonne séance, difficile. J'ai kické, entre autre, 16 x 50 m et ce, vite (mon vite). J'ai eu chaud et en plus, l'eau de cette piscine est plus chaude que celle où je vais d'habitude. Je n'ai pas réussi à faire tous les 50 m kick dans les temps prévus mais je les ai fait les tabarnouches! Et j'en ai fait un de trop, en prime! 2450 m.

Dimanche: Une bonne séance de vélo en AM. C'est clair qe je me suis améliorée. C'est encourageant.  64 min. En soirée, je ferai encore une fois ma muscu dominicale...

Bilan: Malgré mes deux séances manquées, j'essaie de voir le côté positif en me disant  que j'en ai profité pour me reposer. De plus, ce fût une bonne semaine de vélo: 4 séances. Pour la semaine prochaine, j'espère que je pourrai courir un peu. On verra lundi.

Natation: 2450 m (bouhhh...)
Vélo: 3 h 34
Course: 7 k (re-bouhhh...)
Muscu: 30 min et 30 min à venir.

Et maintenant, pour faire plaisir au lectorat masculin, je vous propose de visionner une journée de training d'Andy Potts.  Car sachez que mon blogue est comme le Secret en bâton: Assez fort pour lui mais conçu pour (et surtout par) elle.


 Bonne semaine !


samedi 3 décembre 2011

Supergirl ou la maladie du déni des bobos

Je suis une genre de Supergirl. Une fille sans histoires, lucide et (relativement) raisonnable au bureau et à la maison.

Mais quand je mets des espadrilles, des souliers de vélo ou un maillot de bain, je me transforme. Il y a quelque chose qui se dérègle dans mon jugement. Je deviens une superhéros, une invincible. Mon discours mental se modifie. Genre: Ça va passer, ça fera plus mal dans 5 minutes. Et quand je parle de mal, je ne parle pas d'avoir la patate qui pompe ou les muscles qui brûlent; je parle de douleur. Des fois, c'est vrai, ça passe. Mais le plus souvent, la douleur revient le lendemain matin ou à la séance suivante. Et des fois, elle s'amplifie, d'autres fois elle disparaît au fil des jours.

Cet été, quand je me faisais traiter par mon physio pour ma B, j'avais mal au coude. Je ne sais pas si c'était en lien avec la natation ou le vélo, mais la douleur était déclenchée à la natation. Bin croyez-le ou non, j'avais honte de le dire au physio. Je le voyais chaque semaine, il aurait pu la regarder, me donner des exercices, me faire un petit traitement, mais non. Je n'en glissais mot. Et je sais pourquoi: pour ne pas passer pour une fille faite en poussière de short. Je ne voulais pas non plus me faire dire de ralentir, que c'était un signe, blablabla...   J'ai fini par le dire à Coach. Et il a modifié les séances de natation et finalement, ça s'est passé. Il aurait été si simple d'en parler avant. Je le sais teelllement que c'est pas fort.

Une vilaine blessure qui guette Supergirl!
Cette semaine, j'ai eu une douleur à la cuisse en courant. Je ne sais pas d'où ça vient. Mais malgré mes expériences des derniers mois, mon petit diable mental me disait : Ça va passer. C'est pas grave, tu peux terminer ta séance. Mon petit ange chuchotait: C'est pas normal cette douleur, arrête ! Rassurez-vous sur ma santé mentale, il m'arrive souvent de comparer mes discours intérieurs à un ange et à un démon qui me soufflent à l'oreille. Je suis tout à fait saine d'esprit, du moins je le pense... Néanmoins, vous avez raison de douter puisque j'ai continué à courir. Le lendemain, c'était sensible. Point positif: j'ai tout de même avouer ma condition la journée même et déclarer à Coach que je ne courrais pas avant d'avoir vu ma chiro lundi prochain. Comme quoi, il y a de l'espoir.

Cet épisode m'a fait penser au livre que j'ai lu en septembre et qui traitait de la récupération. Il y avait dans ce bouquin un tableau qui présentait les différences entre une douleur «normale» et une douleur «avertissement».

Douleur normale

  1. Sur les deux côtés du corps
  2. Dans le centre du muscle
  3. Apparue après un changement dans l'intensité, la durée ou les modalités (?)
  4. S'améliore après le réchauffement
  5. S'améliore de jour en jour
  6. N'affecte par la biomécanique
  7. Généralisé
Douleur avertissement

  1. Sur un côté du corps
  2. Près d'une articulation
  3. Apparu soudainement
  4. Douleur augmente durant l'entraînement
  5. Ne s'améliore pas ou s'aggrave avec les jours
  6. Affecte la biomécanique
  7. Localisé

Ma douleur à la cuisse est définitivement une douleur de type avertissement.

Et vous, avez-vous la maladie du déni des bobos ? Avez-vous des trucs pour en guérir ou c'est un mal chronique ?  Votre avis ?